DHG 2013-2014 : inacceptable !

Communiqué du syndicat Sud éducation 02 - lundi 10 février 2014

Dans les collèges de l'Aisne, les DHG sont officiellement connues depuis fin janvier.
Malgré cela, comme une mauvaise habitude, les commissions permanentes, les conseils d'administrations ordinaires et extraordinaires sont planifiés juste avant les vacances de février.
Consigne a été donnée aux chefs d'établissement de ne communiquer les chiffres aux collègues – même aux élus du C.A. siégeant à la commission permanente - qu'à partir d'une date précise alors même que les syndicats représentatifs avaient déjà tous les documents en main.
A Sud éducation, on trouve que ces procédés relèvent d'une certaine infantilisation pour le mieux, d'un déni de démocratie pour le pire. La première conséquence est le manque de temps pour débattre, proposer.
Proposer quoi finalement ? La question se pose. En effet, le gouvernement Hollande-Peillon ne change pas les données de l'équation DHG : effectif = moyen. Les effectifs des collèges étant stables, les postes aussi.

Des classes surchargées

Cette stabilité cache une réalité inquiétante : plus d'un quart des classes des collèges de l'Aisne aura un effectif compris entre 28 et 30 élèves à la rentrée prochaine. Les autorités rectorales et départementales sauront rétorquer qu'aucune étude ne démontre le rapport entre un effectif élevé et la qualité de l'enseignement et la gestion de la classe. C'est un peu comme les nouveaux bulletins météo : il y a la température, sa valeur mais aussi son ressenti. Les syndicats et les autorités montrent la même carte mais l’interprètent différemment.

A Sud éducation Aisne, nous nous rendons régulièrement dans les établissements lors de réunions syndicales, nous n'avons jamais trouvé de collègue satisfait de son travail avec des effectifs compris en 28 et 30 élèves. Par contre nous rencontrons de plus en plus de collègues épuisés, physiquement et nerveusement et ce, de plus en plus tôt dans l'année. Les vacances permettent aux enseignants de souffler, mais ces coupures engendrent un temps de reprise de la part des classes qui est de plus en plus long ; ce délai étant évidemment proportionnel au nombre d'élèves présents dans la classe.

Une dégradation des conditions de travail de tous les enseignants

On ajoute à notre temps d'enseignement des temps de travail chronophages et gratuits. Le dernier en date : les conseils école-collège qui, contrairement aux liaisons CM2-6ème d'antan, se traduisent par des réunions systématiquement programmées en dehors du temps de travail.
La stratégie la plus couramment employée par les collègues pour se préserver est la demande de temps partiel. Ce temps partiel devient le recours contre cette surenchère de missions, de conditions de travail dégradés, contre l’envahissement des espaces numériques avec codes et identifiants, avec ou sans note de vie scolaire, avec ou sans 2 septembre ou 31 octobre à rattraper... La seule solution pour se préserver est donc pour certains... la paupérisation. Amer constat.

Le syndicat Sud éducation Aisne apporte son soutien à toutes les mobilisations et appelle à les multiplier. Imposons par nos luttes :

- Des moyens pour satisfaire les besoins
- La réduction des effectifs/classe et la définition de plafonds nationaux pour le nombre d’élèves par classe
- Des dédoublements systématiques
- La titularisation de tou-te-s les précaires et des recrutements de titulaires à la hauteur des nécessités pour toutes les catégories de personnel