Rentrée des AESH : à quand un vrai statut ?

Rédigé par SUD éducation 02 -

 

L’Éducation nationale compte 100 000 personnels employés sur des missions d’accompagnement des élèves en situation de handicap. Le Ministre Blanquer a annoncé le recrutement de 8 000 nouveaux emplois à mi-temps d’AESH. L’inclusion de ces élèves à l’école est un des enjeux majeurs du système éducatif français. Pourtant l’Éducation nationale refuse toujours aux AESH de reconnaître leur métier avec les garanties salariales qui vont avec et les cantonne à des « missions ». Pire encore, les AESH vont voir leurs conditions de travail se dégrader avec la généralisation des PIALs (Pôles Inclusif d’Accompagnement Localisés), le grand projet du Ministre Blanquer pour une « gestion » plus rentable du handicap à l’école.

 

Une précarité inacceptable

SUD éducation revendique la reconnaissance du métier d’AESH. Les AESH doivent être recruté-e-s sur des contrats à temps plein de 24h avec élèves afin de garantir du temps de concertation, de préparation. Un contrat à temps plein c’est aussi la garantie d’un salaire à temps plein. Aujourd’hui les AESH sont quasi exclusivement recruté-e-s sur des temps incomplets avec des salaires incomplets (en moyenne 760 euros pour 24h de travail devant élèves). Cette précarité est inacceptable.

 

Les PIALs ou comment casser l’inclusion scolaire

SUD éducation s’oppose à la généralisation des PIALs au cours de l’année 2020. Les PIALs vont permettre à l’ Éducation nationale d’imposer encore plus de contraintes aux AESH, déjà extrêmement précaires, en favorisant leur déplacement d’une école ou d’un établissement scolaire à l’autre au cours d’une même journée. Avec les PIALs, les AESH deviennent interchangeables, ils et elles sont amené-e-s à accompagner plus d’élèves aux handicaps différents, sur des lieux différents avec des équipes différentes. Or l’accompagnement des élèves en situation de handicap nécessite de la stabilité, de la régularité, un suivi personnalisé de la part des AESH qui apprennent progressivement à connaître l’élève et ses besoins. Avec les PIALs, le ministère nie les compétences professionnelles des AESH.

SUD éducation revendique l’abandon immédiat de ce projet néfaste pour les élèves et pour les personnels.

SUD éducation porte une série de mesure pour améliorer les conditions de travail des élèves et par conséquent les conditions d’accompagnement des élèves en situation de handicap :

- la création d’un véritable statut de fonctionnaire d’ Éducateur Scolaire Spécialisé pour les AESH afin de reconnaître leur rôle d’éducatif et leur métier,

- un salaire à l'entrée dans le métier : 1 700€ nets et l’accès aux mêmes primes (éducation prioritaire), indemnités et pondérations (éducation prioritaire et affectation multiple) que les titulaires quelle que soit la durée du contrat,

- un temps plein avec 24h max avec élèves et le reste pour la prise en compte de tout le travail invisible (préparation, suivi, coordination, formation...)

- Des moyens pour une véritable formation,

- Des affectations respectueuses des élèves et des personnels : affectation sur 2 établissements au maximum, respect des notifications MDPH…

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COVID 19 et autorisation d'absence, des conditions de plus en plus drastiques !

Rédigé par SUD éducation 02 -

 

La circulaire n°6208/SG du 1er septembre 2020 relative à la prise en compte dans la fonction publique de l'État de l'évolution de l'épidémie de covid-19.

http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2020/09/cir_45044.pdf

 

La liste des personnels vulnérable a été allégée, la circulaire cite le  Décret n° 2020-1098 du 29 août 2020 pris pour l'application de l'article 20 de la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificative pour 2020 qui édicte en son article 2 la nouvelle liste des salariés en situation de vulnérabilité face au virus

"1° Etre atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;

2° Etre atteint d'une immunodépression congénitale ou acquise :

- médicamenteuse : chimiothérapie anticancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
- infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
- consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
- liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;

3° Etre âgé de 65 ans ou plus et avoir un diabète associé à une obésité ou des complications micro ou macrovasculaires ;

4° Etre dialysé ou présenter une insuffisance rénale chronique sévère."

 

Pour ces agent·e·s, la circulaire précise qu'iels seront placé·e·s en autorisation spéciale d'absence si le télétravail n'est pas possible avec un certificat d'isolement de leur médecin.

 

La circulaire fait cependant référence à l'avis du Haut Conseil à la Santé Publique du 19 juin 2020 

https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=869

"L’ensemble de la population est susceptible de contracter la maladie COVID-19. 

Certaines populations sont toutefois plus à risques de formes graves, d’admissions en réanimation ou de décès :

  • Les personnes de plus de 65 ans
  • Les personnes atteintes d’une maladie chronique ou fragilisant leur système immunitaire (notamment antécédents cardiovasculaires, diabète et obésité, pathologies chroniques respiratoires, cancers, insuffisance rénale, cirrhose, splénectomie, drépanocytose…)
  • Les femmes enceintes au 3ème trimestre de grossesse."

Pour cette catégorie de personnels si le télétravail est possible, il doit être privilégié. Si le télétravail n'est pas possible, il doit y avoir des mesures d'hygiène renforcées

  • Hygiène des mains
  • Respect strict de la distanciation physique
  • Port d’un masque à usage médical à changer régulièrement
  • Désinfection du poste de travail en particulier si ce poste est partagé

Pour les personnels vulnérables ayant des missions d'enseignement, il doit y avoir des mesures particulières dont la fourniture de masques chirurgicaux et non de masques grands public, fourniture assurée par l'employeur et non par l'agent·e.

 

Si le médecin traitant de l'agent estime que son état de santé n'est pas compatible avec la reprise de ses fonctions sur site, l'agent·e en ce qui nous concerne tombera dans le régime de droit commun du congé de maladie ordinaire avec application d'une journée de carence et le passage à mi-traitement au bout de 90 jours de CMO consécutifs sur une année glissée. Cela concerne les agent·e·s qui ne sont pas mentionné·e·s par l'article 2 du décret n° 2020-1098 du 29 août 2020 pris pour l'application de l'article 20 de la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificative pour 2020

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Stagiaires : SUD EDUCATION est à vos côtés !

Rédigé par SUD éducation 02 -

Bienvenue dans le métier ! Nous vous souhaitons tout d’abord de prendre du plaisir, de vous épanouir, de participer à l’émancipation des élèves, de donner un sens à un métier qui est aussi socialement utile, au service de l’égalité et de la justice sociale.

L’année de stage est un moment particulier de la carrière des enseignant-e-s. Comment débute mon année de stage ? Quel est le calendrier ? Quelle sera ma rémunération ? Comment se déroule la phase d’affectation, à laquelle je participerai ?

Pour répondre à toutes ces questions, et faire face aux difficultés de l’entrée dans le métier, il existe un outil incontournable : l’adhésion à un syndicat. C’est grâce au syndicat que l’on obtient les informations importantes sur l’actualité, que l’on peut être aidé-e-s dans les démarches, que l’on peut être défendu-e-s dans les instances paritaires.

Mais adhérer à SUD éducation, c’est aussi adhérer à un syndicat :

  • impliqué dans toutes les luttes syndicales récentes (contre les réformes Blanquer, la réforme des retraites par exemple)
  • qui articule à l’activité syndicale les luttes contre les discriminations : nous sommes résolument antisexistes, antiracistes, anti-lgbtiphobes
  • qui défend l’importance des pédagogies émancipatrices : vous trouverez de nombreux outils sur notre site www.sudeducation.org
  • qui porte un projet d’école émancipatrice, et un projet de transformation sociale fondé sur l’égalité, la solidarité, l’écologie

Vous trouverez ci-dessous deux guides, l’un concernant les stagiaires premier degré, l’autre concernant les stagiaires 2d degré :

PDF - 448.4 ko
Guide stagiaires premier degré - septembre 2020
PDF - 1.4 Mo
Guide stagiaires second degré - septembre 2020

Vous trouverez également ici et ci-dessous un tract (en couleur et en noir et blanc) et un visuel adressé aux stagiaires premier et second degré pour les réseaux sociaux.

PDF - 112.4 ko
Tract stagiaires NB
PDF - 111.7 ko
Tract stagiaires rentrée 2020

 

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Conditions de rentrée : SUD éducation lance une enquête en ligne

Rédigé par SUD éducation 02 -
Enquête de rentrée
mercredi 26 août 2020
 

La fédération SUD éducation a lancé une enquête en ligne au sujet des conditions de rentrée pour les personnels du 1er degré, du 2nd degré, les personnels non titulaires et les personnels administratifs, sociaux et de santé.

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Encore un recul de nos droits : baisse du nombre de jours pour garde d'enfants !

Rédigé par SUD éducation 02 -

 

Dans le cadre de la loi de transformation de la fonction publique, le gouvernement a préparé un projet de décret sur les autorisations spéciales d’absence pour motifs familiaux. L’article 11 de ce texte prévoit de réduire le nombre de jours d’absence autorisés pour la garde d’enfants malades ce qui est extrêmement problématique. Pour l’instant les agent-e-s bénéficient de 6 jours par an, voire 12 dans le cas du transfert des droits de l’autre parent si il ou elle ne peut en bénéficier, ou en cas de monoparentalité. Le projet de décret prévoit de réduire ce nombre à 3 jours (5 pour les enfants de moins d’un an ou en cas de famille de plus de 3 enfants). Les quelques progrès dans l’attribution des autorisations d’absence sont utilisées par le ministère pour justifier cette nouvelle attaque contre nos droits, ce qui est inacceptable.

C’est donc un recul important des droits accordés aux agent-e-s publics, et notamment pour les familles monoparentales, que ce texte prévoit. À la fin de l’écoulement des droits, les personnels de l’Éducation pourront être dans l’obligation en cas d’enfants malades de prendre des journées d’absence sans traitement. Dans notre secteur professionnel, majoritairement féminisé, il s’agit donc également d’une attaque contre le droit des femmes (qui représentent la quasi-totalité des familles mono-parentales) et particulièrement contre les femmes les plus précaires.
Cette disposition pourra contraindre les agent-e-s à prendre des autorisations d’absence sans traitement beaucoup plus tôt.
SUD éducation dénonce la loi de transformation de la fonction publique qui nivelle par le bas le droit des agent-e-s du public, en s’alignant sur le code du travail appliqué dans le secteur privé.
SUD éducation revendique l’abandon sans délai de ces dispositions rétrogrades.

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